Affaire Claudine Razaimamonjy

Une extradition peut avoir lieu

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Affaire Claudine Razaimamonjy

Claudine Razaimamonjy peut être poursuivie comme tout citoyen, réitère le Procureur général du tribunal de première instance. Une extradition peut également avoir lieu. Sinon, le magistrat traitant le dossier peut aussi transférer la poursuite de l’affaire à son homologue de l’île Maurice.

Le Procureur Général Jacques Randrianasolo, a réitéré hier que l’évasion de Claudine Razaimamonjy ne fait qu’aggraver les chefs d’accusation dont elle est l’objet. Il a également affirmé que la police des airs et des frontières ne peut pas nier le fait que le document de son interdiction de sortie du territoire leur ait été transmis. Etre conseillère spéciale du Président de la République n’offre pas le privilège d’immunité à Claudine Razaimamonjy. Elle peut être poursuivie comme tout le monde. Une extradition peut avoir lieu. L’on attend pour le moment si elle se remet de sa maladie  « dystonie neuro-végétative » ou s’il s’agit d’une pure évasion.

Le procureur général a confirmé avoir émis l’interdiction de sortie du territoire. De ce fait, certaines entités ont été informées dont le ministère de la justice, le ministère de l’intérieur et la sécurité publique ainsi que la PAF. Cependant, aucune disposition n’a été prise pour appliquer cette mesure. L’avion  privé ayant transporté la femme d’affaires a tout de même décollé et est sorti du territoire à destination de l’Ile Maurice. Une autre source révèle que la police n’a reçu aucune consigne à son sujet. La première IST signifiée à Claudine Razaimamonjy date du 29 novembre 2016.

D’après toujours le procureur général, le sénateur Riana Andriamandavy peut être poursuivi suite à ces agitations et incitations qui ont eu lieu au Bianco Ambohibao.